L'esprit
Festival de la Voix 2011. Une vidéo réalisé par Lancosme Multimedia
Télécharger la brochure du 7e Festival de la Voix
La version 2012
Cette année encore le septième Festival de la Voix de Châteauroux accueillera de chaleureux et talentueux artistes. Et si la dimension internationale du festival est résolument et définitivement ancrée au coeur du Bas-Berry, toute l’équipe s’est efforcée de dénicher des territoires sonores inouïs agrémentés de signatures vocales singulières et insolites pour mieux vous surprendre et vous séduire.
Les Swingle Singers ouvriront le bal avec leurs 7 voix célestes ciselées autour d’un répertoire exclusif et magique. De Bach à Stevie Wonder, de Mozart aux Beatles, leurs arrangements mondialement célèbres font de cet ensemble un monument de virtuosité et de simplicité.
Quatre garçons dans le vent prendront le relai, quatre Canadiens fondateurs du groupe Realtime et spécialisés dans un répertoire très populaire aux Etats-Unis et au Canada mais encore trop discret en France : le Barbershop. Musiques très influencées par le gospel et les traditions noires américaines, mais aussi musiques burlesques et ancrées dans des histoires de barbiers et de comptoirs, Realtime distillera sa bonne humeur tout au long du
festival.
La présence de Grete Pederson et de son magnifique ensemble Det Norske Solistkor sera sans conteste un événement sans précédent dans la petite histoire du Festival de la Voix. Toujours à la recherche de sonorités, dépoussiérant le répertoire traditionnel norvégien mais aussi initiatrice de nouveaux opus flamboyants, Grete Pederson proposera un voyage intitulé White Night, subtile et insolite balade au sein du répertoire traditionnel scandinave.
Enfin, fidèle à ses engagements, le festival continuera de promouvoir la création a cappella. Karol Beffa sera le compositeur invité et le jeune ensemble professionnel français PRISMEs dirigé par Christine Morel illustrera son étonnant catalogue tandis que deux choeurs mixtes de la Région réaliseront un triptyque en trois langues, commande conjointe du CEPRAVOI et du Festival de la Voix.
Loïc PIERRE,
Directeur Artistique
Régis GATTIN,
Président du Festival de la Voix
Bilan du Festival de la Voix de 2011
Dionysiaque et insolente, poétique et métissée, décalée mais bien chevillée dans son siècle, cette 6e édition du Festival de la Voix de Châteauroux fût aussi tendre et émouvante ; une alchimie du sensible et de l’improbable toujours délicate à ciseler.
Et cette année, deux ouvertures de rideau simultanées furent proposées au public castelroussin, deux spectacles et déjà deux manières d’appréhender l’art choral d’aujourd’hui, véritable signature du Festival de la Voix de Châteauroux. La commune de Saint-Marcel a donc accueilli cette première délocalisation du festival avec un double plateau original composé de jeunes artistes (c’est aussi la vocation première du festival que de propulser talents émergeants et concepts nouveaux) avec tout d’abord le Trio BelaVilo, un trio féminin d’une force narrative inouïe (et dont ce fût le baptême) et le Quintet Dernière minute à la couleur fraiche et pop. Dans le même temps, sur la Grande Scène d’Equinoxe, un autre quintet, Cinq de cœur, embrasait le public avec un spectacle léger et drôle, tissé de mille chansons détournées et dont l’argument (une grève !) fit l’unanimité. A l’instar des années précédentes dévoilant Club for Five, Cor de Teatre ou Les Grandes Gueules, ces deux prologues donnèrent le ton et le tempo de cette 6e édition.
Le concert Hymnologus confié à trois ensembles amateurs de la région fût sans aucun doute le plus surprenant. Trois compositeurs furent associés au projet avec pour mission d’écrire (sur mesure) une pièce a capella sur un film court composé exclusivement d’images d’archives amateurs. Triées sur le thème de la procession (en collaboration avec Centre Images), ces images touchantes en noir et blanc ou en couleur ont merveilleusement inspiré Anthony Girard (et le Chœur Cantate), Patrick Burgan (et le Chœur La Marelle) et Guillaume Connesson (et le Chœur Honegger). Ainsi trois nouvelles partitions ont vu le jour, tour à tour inspirée de fanfares imaginaires ou de processions liturgiques. Les chefs de chœur, formidablement investis, ont tenu le pari audacieux de diriger ce ciné-concert d’un nouveau genre tout en exigeant le meilleur de leur chœur complice.
Vox Gaudiosa dirigé par Ko Matsushita fait incontestablement partie des ensembles prestigieux qui sillonnent allegro furioso la planète. Avec un répertoire étonnant (allant de Tomas Luis de Vittoria à la musique pop japonaise en passant pas des opus étincelants de Ko Matsushita), les 20 chanteurs de Vox Gaudiosa ont littéralement impressionné la Grande Scène d’Equinoxe peu accoutumée à féconder de tels métissages culturels. L’autre promesse de ce troisième rendez-vous de cette 6e édition était de mélanger orient et occident en invitant aussi le Chœur de Chambre Mikrokosmos. Les deux ensembles (soient 50 chanteurs !) ont donc alterné, toute la soirée, opus flamboyants et couleurs vives, Gustav Mahler répondant à la musique populaire japonaise pour le plus grand bonheur du public. Enfin, les deux ensembles se sont retrouvés pour partager une pièce française (Maurice Ravel) et une pièce incandescente de Ko Matsushita transformant cette fin de soirée en un véritable feu d’artifice.
Le dernier concert donné en la Nef des Cordeliers associait Vox Gaudiosa (et un programme plus léger encore, dont une pièce très burlesque de Ko Matsushita évoquant les bruits et ambiance des bains onsen japonais) et le quintet allemand Vocaldente. Ce double plateau très festif et fort coloré (les japonais en tenues traditionnelles et les allemands en baskets) a offert aux oreilles d’un public déjà conquis un programme mixant Michaël Jackson (revu et corrigé par Vocaldente) et quelques opus sacrés japonais dont l’étonnant O Lux Beata trinitas, véritable vitrail choral.
Cette 6e édition fût donc riche par sa diversité esthétique, de la polychromie japonaise à la pop song allemande débridée, de l’humour vocal parfaitement maitrisé des Cinq de cœur à l’intensité dramatique fulgurant de BelaVilo (sans aucun doute la révélation du festival), sans oublier le singulier duo des Dithyrambes déambulant, poudré et costumé, dans les rues de Châteauroux et les quelques dix ensembles amateurs qui se sont produits à la Chapelle des Rédemptoristes dans la programmation « OFF ». Grandes formations et quintet vocaux, voix rugueuses ou tantôt soyeuses, langues oubliées et émergence de nouveaux répertoires, cette 6e édition du Festival de la voix de Châteauroux continue de surprendre et d’inventer, de ciseler et de produire mille et une pépites chorales, esquisses vivantes et infinies d’un vaste chantier choral toujours en mouvement perpétuel au cœur de l’Indre.
Loïc Pierre
Directeur artistique du Festival de la Voix de Châteauroux
Loïc PIERRE, Directeur Artistique
Régis GATTIN, Président
Céline MOREL-BRINGOLLET, Directrice
Marc BENÉTREAU, président du CEPRAVOI
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À notre époque dite "de communication", la voix en demeure le meilleur outil, le plus humain, mais surtout le plus riche en couleurs, ce qui lui permet toutes formes de créations, notamment dans la musique contemporaine, étant l'instrument le plus facile pour l'aborder. La voix est le reflet de l'état d'âme et du corps de chacun et le premier lien entre toutes les cultures.
C'est dans cet esprit que j'ai souhaité créer ce festival, afin d'explorer toutes les possibilités et les richesses de ces deux cordes magiques que chacun d'entre nous porte sans en imaginer parfois toutes les ressources...
Alors : "Hauts les Choeurs" et vive ce jeune et joyeux festival de cinq ans qui grandit vite grâce à son père Loic PIERRE, sa mère, le CEPRAVOI, sous la direction de Céline MOREL-BRINGOLLET et tous les membres de l'association ainsi que vous tous qui, en le soutenant, formez sa grande famille !
Anne-Marie Delloye-Thoumyre
Maire-Adjoint déléguée à la Culture et au Patrimoine
de la Ville de Châteauroux













